Une image vaut mille mots ! Voici une petite présentation vidéo expliquant pourquoi tous les professionnels du bien-être devraient apprendre le French Head Massage®.
Antoine Di Novi
Les serviettes French Head Massage®
Dans l’art du massage français de la tête, on utilise des eaux florales bio et des serviettes.
L’usage de serviettes sèches « dry towel » est l’un des aspects singuliers du French Head Massage®.
En effet, s’il est courant de voir dans des spas de luxe, des instituts de beauté, des salons de coiffure/barbiers ou des cabinets de massothérapie l’emploi de serviettes chaudes ou humides, l’art du massage de la tête avec des serviettes sèches reste rare.
Le tissu posé sur la tête à certains moments clé de la séance, produit un sentiment d’apaisement et de réconfort car il permet de créer un cocon mental intérieur.
Les sensations du textile sont à la fois douces et enveloppantes.
La qualité haut de gamme du textile s’adapte aux peaux sensibles, fragiles ou atopiques.
Aussi, les mouvements deviennent de véritables procédés techniques optimisés à l’usage de deux serviettes.
L’application de serviettes sur le crâne ou le visage produit une expérience à par entière pour le receveur.
Par ailleurs, si les eaux florales bio sont distillées en Auvergne, les serviettes sont fabriquées dans le Poitou dans un atelier artisanal.
Travailler avec des artisans locaux et français faisait partie de l’état d’esprit du fondateur du massage français de la tête.
Le code couleur choisi s’inspire du logo French Head Massage® avec le bleu royal et le gris chiné.
La marque française French Head Massage® s’appuie sur un savoir faire basé sur la qualité des produits, le souci de l’environnement et la mise en valeur du savoir-faire artisanal français.




Delta, Thêta, Alpha, Bêta et Gamma
Recevoir un massage français de la tête c’est s’accorder un moment de repos et de calme. Les gestes ajusté sur le cou, le visage et le crâne amène le receveur lors d’une séance de 45 à 90 minutes à un relâchement.
La personne se détend et s’endort plus ou moins profondément.
On pourrait se demander sur ce qu’il se passe au niveau du cerveau lors d’une séance de massage.
Les « ondes cérébrales » sont des rythmes électriques produits par l’activité coordonnée de millions de neurones. Elles sont mesurées principalement par l’électroencéphalographie (EEG), une technique qui enregistre les variations électriques à la surface du cuir chevelu.
Il est courant de classer ces rythmes en cinq grandes bandes de fréquences : Delta, Thêta, Alpha, Bêta et Gamma. Cette classification est utile en neurosciences, mais il est important de préciser que le cerveau ne fonctionne pas en mode « une seule onde à la fois ». Plusieurs bandes coexistent généralement selon les régions cérébrales et les tâches en cours.
Vue d’ensemble
| Type d’onde | Fréquence approximative | États associés |
|---|---|---|
| Delta | 0,5 à 4 Hz | Sommeil profond |
| Thêta | 4 à 8 Hz | Somnolence, rêverie, mémoire |
| Alpha | 8 à 12 Hz | Relaxation éveillée |
| Bêta | 13 à 30 Hz | Attention, réflexion active |
| Gamma | 30 à 100+ Hz | Traitement cognitif complexe |
Les Ondes Delta (0,5–4 Hz)
f=0.5 aˋ 4Hz
Caractéristiques neurologiques
Les ondes Delta sont les plus lentes et généralement les plus amples. Elles dominent pendant le sommeil profond non paradoxal (stade N3).
Effets physiologiques
Durant cette phase :
- Sécrétion accrue de l’hormone de croissance
- Réparation tissulaire et musculaire
- Consolidation de certaines fonctions immunitaires
- Diminution de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle
Effets mentaux
- Absence quasi complète de conscience de l’environnement
- Difficulté à réveiller la personne
- Récupération physique maximale
Aspects médicaux
Une diminution chronique du sommeil profond est associée à :
- Fatigue persistante
- Diminution des performances cognitives
- Risque accru de troubles métaboliques
À l’inverse, des ondes Delta excessives à l’état d’éveil peuvent être observées dans certaines lésions cérébrales ou troubles neurologiques.
Les Ondes Thêta (4–8 Hz)
f=4 aˋ 8Hz
Caractéristiques neurologiques
Les ondes Thêta apparaissent lors :
- de la somnolence,
- du début du sommeil,
- de certains états méditatifs,
- de tâches impliquant la mémoire.
L’hippocampe, structure essentielle à la mémoire, présente des rythmes thêta particulièrement importants.
Effets mentaux
Associés à :
- l’imagination,
- la rêverie,
- la créativité,
- l’introspection.
Certaines études suggèrent que l’activité thêta favorise l’encodage et la récupération des souvenirs.
Effets physiologiques
- Relaxation importante
- Réduction de la vigilance
- Transition entre veille et sommeil
Aspects médicaux
Chez l’adulte éveillé, une activité thêta excessive peut parfois être observée dans :
- certains troubles de l’attention,
- la fatigue importante,
- certaines atteintes cérébrales.
Cependant, sa présence n’est pas automatiquement pathologique.
Les Ondes Alpha (8–12 Hz)
f=8 aˋ 12Hz
Caractéristiques neurologiques
Les ondes Alpha ont été les premières décrites par le neurologue allemand Hans Berger dans les années 1920.
Elles sont particulièrement visibles lorsque :
- les yeux sont fermés,
- la personne est détendue mais éveillée,
- aucune tâche cognitive exigeante n’est en cours.
Effets mentaux
- Calme mental
- Réduction de l’hypervigilance
- Sensation de détente
- Attention souple et ouverte
Effets physiologiques
- Diminution modérée de l’activité sympathique (stress)
- Relaxation musculaire légère
- Transition vers des états méditatifs
Intérêt scientifique
Les chercheurs pensent que les rythmes alpha jouent un rôle dans le filtrage des informations sensorielles inutiles, permettant au cerveau de mieux sélectionner ce qui mérite l’attention.
Les Ondes Bêta (13–30 Hz)
f=13 aˋ 30Hz
Caractéristiques neurologiques
Les ondes Bêta dominent lorsque nous sommes :
- concentrés,
- en train de résoudre un problème,
- engagés dans une conversation active,
- en état d’alerte.
Effets mentaux
- Attention focalisée
- Raisonnement analytique
- Prise de décision
- Vigilance élevée
Effets physiologiques
- Augmentation du tonus musculaire
- Activation du système nerveux sympathique
- Préparation à l’action
Limites
Un niveau élevé d’activité bêta n’est pas forcément négatif. Cependant, une activation prolongée peut être associée à :
- l’anxiété,
- l’hypervigilance,
- le stress chronique,
- certaines formes d’insomnie.
Les Ondes Gamma (30–100 Hz et plus)
f=30 aˋ 100+Hz
Caractéristiques neurologiques
Les ondes Gamma sont les plus rapides parmi les bandes EEG classiques.
Elles semblent participer à la coordination simultanée de différents réseaux cérébraux.
Effets mentaux
Associées à :
- l’intégration de l’information,
- la perception consciente,
- certaines formes d’apprentissage,
- l’attention soutenue.
500 Ferrari contre le cancer
Ce dimanche 31 mai, je suis allé présenter le massage français de la tête au fameux évènement 500 Ferrari contre le cancer.
Organisé depuis plus de 30 ans par l’association Sport & Collection au Circuit du Val de Vienne, cette manifestation internationale regroupe des voitures de course et de prestige.
En partenariat avec le Conseil Département de la Vienne, j’interviens avec des collègues masseurs pour proposer des séances individuelles aux publics présents. Les dons sont pour la recherche contre le cancer.
French Head Massage® : la genèse.
Certaines médecines antiques sont le berceau de connaissances occidentales autour du toucher thérapeutique.
La médecine grecque a notamment mis en valeur la notion du corps avec les points clés comme la théorie des humeurs, l’équilibre corporel et le rôle du mouvement et des frictions.
Les humeurs englobent les tempéraments et les comportements sociaux. Chaque culture porte ainsi cette notion sociale indissociable de la médecine antique.
Chez les Romains, les techniques manuelles reposent sur des usages autour des thermes, des huiles, de la gymnastique médicale et de la récupération des gladiateurs et soldats.
Il y a de nombreux siècles, on était capable de différencier des types de friction :
- douce
- forte
- rapide
- lente
Hippocrate évoquait déjà :
Le médecin doit être expérimenté dans beaucoup de choses, mais assurément dans les frictions.
Les médecines grecques et romaines préfigurent des classifications modernes du massage.
Après la chute de Rome, la Christianisation du corps emmène un forme de mutation du rapport au toucher.
Ainsi, il existe durant certaines périodes et certain territoires, une ambiguïté du corps dans le christianisme médiéval, une disparition partielle des thermes et une méfiance envers certaines pratiques corporelles.
Mais il subsiste une conservation monastique du savoir médical avec des scriptoria, des copies latines et même une médecine monastique !
Durant le Moyen-Âge, le monde arabo-musulman permet d’enrichir les pratiques thérapeutiques. Il y a une transmission grec → arabe → latin
Les traditions manuelles populaires en France médiévale
Les médecines empiriques et les rebouteux font parties de ces traditions françaises.
On parle de médecine rurale, de transmission orale et des manipulations articulaires notamment.
Le toucher navigue entre soin et symbolique. Les impositions des mains sont couramment utilisées dans la guérison royale.
On parle alors de « toucher des écrouelles » par les rois de France. Le toucher royal s’inscrit ainsi dans un ensemble de croyances anciennes relatives à la dimension sacrée des rois dont on trouve des traces chez les Germains « pré-chrétiens ».

Le rituel comprend un double geste : le toucher direct du malade et le signe de la croix. Différentes paroles ou des prières accompagnent le toucher. Des formules comme le « le roi te touche, Dieu te guérit » ou « le roi te touche, que Dieu te guérisse » sont prononcées pour renforcer l’action du massage avec la main. Le toucher est une imposition des mains que l’on appelle aussi friction directe et statique.
Marc Bloch étudie dans son ouvrage « Les Rois thaumaturges » en 1924, le système des croyances dans le toucher royal des écrouelles. Le livre mêle ethnographie historique, histoire des mentalités et histoire comparée. Il s’inscrit dans une perspective d’histoire globale qui préfigure la révolution historiographique des Annales, la célèbre revue scientifique d’histoire des années 1930.

La renaissance et redécouverte anatomique du corps
Lors de la renaissance, il y a un retour aux textes antiques.
On étudie l’anatomie, la chirurgie et la réhabilitation du geste technique.
C’est la naissance d’une approche européenne du soin corporel.
Les marqueurs culturels sont l’influence de l’esthétique française, le raffinement du toucher et l’apparition progressive du massage hygiéniste.
L’héritage contemporain
La science moderne confirme aujourd’hui différents aspects des massages et notamment des actions physiologiques selon les manœuvres sur le système parasympathique, le cortisol, la sérotonine, l’ocytocine, la proprioception, la neuroception ou encore la régulation émotionnelle.
Entre tradition et réinvention
Les pratiques contemporaines ne sont pas des copies du passé, mais des reconstructions culturelles du geste thérapeutique.
Le massage français de la tête s’inscrit dans une mémoire culturelle du toucher.
Même s’il s’inspire de massages orientaux, notamment japonais, le French Head Massage est un « toucher culturel ».
Il est une permanence anthropologique du toucher et une survivance d’une intelligence gestuelle européenne.
Il est le point, un dialogue entre traditions anciennes et innovation contemporaine.
Le geste thérapeutique survit parfois davantage par les transmissions artisanales, les pratiques populaires, les habitudes corporelles, que par les textes officiels.
Les soins manuels français ne constituent pas une simple survivance des pratiques antiques, mais le résultat d’un processus complexe de transmission, de réinterprétation et d’adaptation culturelle du toucher thérapeutique à travers les siècles.
C’est dans cet état d’esprit que le French Head Massage® a été élaboré. Une méthode intégrant le meilleur savoir-faire dans le monde mais adapté à la culturelle française et à son histoire.
A la fois art du toucher de la beauté à la française et art du toucher du bien-être à la française, le massage français de la tête porte sa propre signature.
©Tous droits réservés French Head Massage®
The French Head Massage® in USA!
En ce début de printemps, Antoine Di Novi est parti à New York, USA pour les premiers échanges autour du French Head Massage®. Il a eu l’occasion de présenter la méthode française de massage de la tête et les intérêts innovants de sa méthode.
« Tu connais remarquablement les techniques japonaises… mais tu n’es pas japonais. »
Cette phrase m’a été adressée en 2024, lors d’un séjour aux États-Unis.
Elle était bienveillante.
Elle contenait pourtant la question que je me posais depuis des années sans réussir à la formuler.
Si je ne suis pas japonais…
Quelle est alors ma contribution ?
Rendez-vous en 2027 pour la suite de cette aventure internationale.
L’histoire des massages français
Même si nous n’avons pas de trace officielle de l’origine des massages, il est fort probable que les massages font parties des pratiques universelles car ils sont nés du besoin instinctif humain de soulager la douleur et de procurer du bien-être. Et ce depuis longtemps… On pourrait sans doute souligner que les massages sont aussi anciens que les civilisations humaines.

Chine, Inde, Egypte, Grèce, le massage apparaît dans presque toutes les cultures anciennes.
Savez-vous d’ailleurs que la France a une vieille histoire particulière avec les massages ?
L’héritage antique des massages
- Le mot massage vient du mot français « masser », lui-même issu du latin massa (« pétrir ») et de l’arabe mass (« toucher, palper »).
- Dès l’époque gallo-romaine, les thermes romains installés en Gaule (comme à Arles ou Lyon) intègrent déjà des frictions et onctions corporelles, ancêtres des massages.

Moyen Âge et Renaissance : un savoir oublié puis redécouvert
- Durant le Moyen Âge, le massage disparaît presque en Europe à cause de la méfiance envers le corps et la nudité (influence religieuse). La pilosité féminine par exemple été taboue au Moyen Âge. Cette conception est largement reflétée dans l’art de l’époque. Aussi, il est difficile de trouver des écrits à travers des illustrations anciennes.
- L’illustration faite en France en 1500, période jonction entre la fin du Moyen Âge et le début de la Renaissance, représente un détail du Livre d’heures enluminé pour Bourges. La femme représentée arbore encore les traits considérés comme désirables et beaux : un teint pâle et blanc, une petite poitrine ferme, des hanches généreuses, un front haut et des cheveux blonds.

- Au XIIe siècle, l’usage des cosmétiques semble s’être répandu en Europe médiévale. De par la nature de leurs ingrédients, les cosmétiques et de nombreuses préparations pour le soin de la peau étaient dispensés par les apocalyptiques et les médecins.
- Un traité français de la fin du XIIIe siècle, L’Ornament des Dames, fournit des informations sur la coloration des cheveux ainsi que sur les techniques d’embellissement du visage alors très en vogue.
- Le Tacuinum Sanitatis un codex médical de la fin du XIVe siècle illustré en couleurs sur presque toutes les pages, est sans doute le plus célèbre des journaux médicaux médiévaux. Il existe plusieurs exemplaires de cet ouvrage, légèrement différents, mais qui contiennent, pour l’essentiel, les mêmes informations.

- À la Renaissance (XVIe siècle), les médecins redécouvrent les textes antiques (Hippocrate, Galien) et réhabilitent le massage comme soin de santé.
➜ Ambroise Paré (1510–1590), chirurgien du roi, parle de frictions thérapeutiques pour améliorer la circulation sanguine.
XVIIIe – XIXe siècle : naissance du massage médical moderne
- Le XVIIIe siècle voit l’essor des traitements mécaniques du corps (frictions, étirements, gymnastique médicale).
- Le tournant majeur vient du Suédois Per Henrik Ling (1776–1839), qui crée la gymnastique suédoise.
- En France, ses techniques sont introduites au XIXe siècle par des médecins et kinésithérapeutes pionniers.
Les grandes figures françaises :
- Lucas-Championnière (1843–1913) : médecin qui popularise le massage chirurgical et la rééducation fonctionnelle.
- Bourgery, Meibom, et d’autres intègrent le massage dans les hôpitaux.
- Le massage devient une pratique médicale reconnue et enseignée officiellement en France à partir de la fin du XIXe siècle.
XXe siècle : entre médecine et bien-être
- Après la Première Guerre mondiale, le massage est massivement utilisé pour la rééducation des soldats blessés.
- En 1946, la profession de masseur-kinésithérapeute est créée en France.
- Le massage devient alors un acte thérapeutique réservé aux professionnels de santé.
- Parallèlement, se développent dans les années 1970–2000 les massages de bien-être, inspirés d’Asie, de Polynésie, etc.
- Cela donne naissance à des métiers distincts : massages non médicaux, en spa, esthétique ou relaxation.
Les rois de France pratiquaient et recevaient des massages, mais dans un contexte très particulier : souvent médical, rituel ou hygiénique, plutôt que de détente comme on l’entend aujourd’hui.
Les massages à la cour royale
Dès la Renaissance et surtout à partir du règne d’Henri IV et de Louis XIII, on voit apparaître à la cour des barbiers-chirurgiens et rebouteux, chargés de :
- massages de rétablissement après blessures ou maladies ;
- frictions et onguents pour douleurs musculaires ou articulaires ;
- soins post-chasse ou post-bataille, fréquents chez les rois sportifs et cavaliers.
Louis XIV (le Roi Soleil)
Louis XIV recevait régulièrement des massages médicaux.
- Il souffrait de crises de goutte, douleurs aux jambes et problèmes articulaires à cause de ses longues heures debout et de la danse.
- Son médecin personnel (Fagon) et ses chirurgiens recommandaient frictions à l’huile, cataplasmes et massages pour soulager ses douleurs.
- On parle aussi de « frictions royales », où le roi se faisait oindre d’huiles parfumées après le bain ou les étuves.
Il est possible que des rebouteux comme les Daumont aient participé à ces soins, en manipulant les articulations du roi ou en effectuant des massages réparateurs.
Les bains et frictions royales
Au XVIIIᵉ siècle, sous Louis XV et Louis XVI, les bains parfumés et frictions au vinaigre ou à l’eau de Cologne étaient très à la mode à Versailles.
- Ces massages étaient faits par les valets de chambre, perruquiers ou barbiers, sous surveillance médicale.
- Ils servaient à « réveiller les humeurs » ou à entretenir la circulation sanguine selon la théorie des humeurs.
Après la Révolution
À partir du XIXᵉ siècle, avec Napoléon Ier, la pratique du massage devient plus scientifique : les médecins militaires l’utilisent pour la rééducation, et on voit apparaître les premiers « masseurs médicaux », ancêtres des kinésithérapeutes.
Le nom de famille des rebouteux (ou « guérisseurs ») des rois de France était Daumont — plus précisément Daumont, dits les rebouteux des rois.
Ces personnages, parfois appelés « rebouteux du roi » ou « rebouteux des rois », étaient réputés pour leur capacité à remettre les os en place et soigner les luxations, fractures ou entorses, souvent par des manipulations manuelles. La famille Daumont aurait exercé cette fonction de génération en génération, notamment à la cour de Louis XIV et de ses successeurs.
Le massage royal à Versailles ; déroulement et rituels
Le lieu : la chambre du roi ou les bains royaux
- Le massage se déroulait dans la chambre du roi, espace à la fois intime et public, ou dans un petit cabinet attenant appelé cabinet des bains.
- À Versailles, Louis XIV fit aménager un cabinet de bains privé avec baignoire, table de friction et linge chaud.
- Ces pièces étaient parfumées (eau de fleur d’oranger, musc, ambre) et chauffées, parfois par des braseros en argent.
Le personnel présent
- Le roi n’était jamais seul :
- le médecin du roi supervisait,
- un rebouteux ou barbier-chirurgien exécutait les manipulations,
- un valet de chambre aidait pour les linges et huiles.
- Le rebouteux Daumont, par exemple, aurait pratiqué les frictions articulaires du roi sous contrôle médical.
Les huiles et préparations
Les massages utilisaient des huiles et onguents préparés par les apothicaires royaux :
- Huile d’amande douce (base principale)
- Huile de romarin ou de lavande pour stimuler la circulation
- Baume du Pérou, essence de térébenthine, ou vinaigre aromatique pour soulager les douleurs
- Parfois mélangées à du vin chaud ou du camphre
Ces huiles étaient tiédies et appliquées sur la peau avec des gants de soie ou les mains nues.
Le déroulement du massage
- Frictions légères sur les bras, jambes, dos, parfois les pieds, pour « réveiller les humeurs ».
- Manipulations douces des articulations : c’était le domaine du rebouteux.
- Étirements et rotations des bras et jambes, pour « réchauffer les membres ».
- Application de linges chauds imbibés d’herbes médicinales.
- Repos du roi, parfois avec musique douce ou lecture.
Le tout durait 30 à 60 minutes.
La dimension symbolique
- Le massage n’était pas qu’un soin : il était aussi un rite de majesté.
- Le corps du roi étant considéré comme sacré, le toucher d’un rebouteux était en soi un acte exceptionnel, autorisé par la médecine royale.
- Louis XIV disait que ces soins « ranimaient ses forces pour le gouvernement du royaume ».
Après la séance
- On terminait par des eaux parfumées (fleur d’oranger, rose, jasmin) et un vêtement léger de toile fine.
- Le roi pouvait ensuite s’entretenir avec son médecin ou prendre collation.
Il existait de véritables lignées familiales, où le savoir se transmettait de génération en génération, souvent dans les mêmes villages.
La famille Daumont (Versailles, XVIIᵉ–XVIIIᵉ)
Rebouteux des rois de France, déjà évoqués.
- Leur renommée dépassait Versailles.
- Représentent le modèle du rebouteux de cour, toléré et respecté par la médecine officielle.
Les frères Thibaud (Auvergne, XVIIIᵉ siècle)
- Originaires du Cantal, les Thibaud (ou Thibault) étaient rebouteux itinérants réputés pour « remettre les membres en place ».
- On les faisait venir de loin, notamment à Clermont ou Lyon.
- Certains ont fini par obtenir des charges de chirurgiens jurés, une reconnaissance rare pour des rebouteux.
Les Bérard de la vallée du Rhône (XVIIIᵉ–XIXᵉ siècles)
- Famille de rebouteux-paysans de la Drôme, connue pour ses manipulations osseuses et son usage d’onguents à base de plantes.
- Leur réputation a duré jusqu’à la IIIᵉ République.
- On les appelait localement « les Bérard qui remettent les bras ».
Les Flandin (Bourgogne, XIXᵉ siècle)
- Rebouteux et « masseurs du peuple », ils soignaient aussi les animaux (vaches, chevaux).
- Leur pratique mélangeait reboutement, herboristerie et prières secrètes.
- Les médecins ruraux les consultaient parfois pour des cas osseux complexes.
Les Marès (Ariège / Languedoc, XIXᵉ–XXᵉ siècle)
- Famille de rebouteux-paysans pyrénéens.
- Leur descendance est attestée jusque dans les années 1950.
- Certains se sont ensuite formés à la kinésithérapie moderne après 1945.
Les héritiers contemporains : lignées de rebouteux modernes
Certaines familles rurales ont continué à transmettre un savoir empirique du reboutement, souvent intégré à des formes modernes de massage ou d’ostéopathie.
Exemples :
- Familles Girard (Massif central)
- Familles Mestre ou Rouby (Provence)
- Famille Sérandour (Bretagne)
Le massage en France aujourd’hui :
- En France, on distingue :
- le massage thérapeutique (réservé aux kinésithérapeutes diplômés),
- le massage de bien-être (à visée non médicale, relaxation, énergétique).
- Les formations se multiplient, mêlant savoirs traditionnels et approches modernes (aromathérapie, réflexologie, ayurvéda…).
Le French Head Massage s’inscrit dans cette histoire commune des massages de bien-être, intégrant à la fois le savoir-faire ancestral et les connaissances modernes.
©Tous droits réservés French Head Massage®
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Les tsubos
Tsubo vient du kanji 壺 en hiragana つぼ. Ce nom commun a plusieurs significations : jarre, flacon, pichet, cible, objectif, point d’acupuncture, point essentiel, important d’un sujet, lieu sombre et dépressif.
Dans les systèmes de l’anatomie archaïque utilisés dans la médecine orientale (traditions de Chine, du Japon, de Corée), les points tsubo « ou acupoints » étaient des zones sensibles situées à la fois sur et en dehors des méridiens. D’où viennent les points tsubo ?
Les points anciens étaient considérés comme des sortes de robinets permettant aux énergies (air, gaz et liquides, sang, lymphe) de circuler harmonieusement (débit, volume) dans le corps et de réguler certains déséquilibres (formes de tension).
La stimulation de certains points tsubos souvent utilisés pour lutter contre la fatigue, le stress, l’insomnie.